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Mercy-Argenteau

Florimond-Claude de Mercy-Argenteau Voici le personnage principal de l'histoire de cet hôtel. Florimond-Claude de Mercy-Argenteau (1727-1794) fait partie de la noblesse de Lorraine comme le père de l'archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette dont il sera le précepteur. Nommé ambassadeur d'Autriche à Paris en 1766, il négocie le mariage de l'archiduchesse avec le dauphin qui a lieu en 1770.

Le comte reste le conseiller de Marie-Antoinette tout en étant chargé par sa mère l'impératrice régnante Marie-Thérèse de la surveiller. C'est grâce à leur correspondance que l'on en connaît tant sur l'intimité de la dauphine puis de la reine de France après 1774. En plus d'essayer de la manipuler politiquement, la mère et l'ambassadeur essaieront de réprimer son train de vie dispendieux et sa propension à la fête, en tentant de la ramener à ses devoirs d'épouse.

L'ambassadeur qui compte s'installer définitivement à Paris vient de passer douze ans au Petit-Luxembourg (à ne pas confondre avec l'hôtel de Luxembourg alors sis de l'autre côté du boulevard). Le projet de Firmin Perlin de placer le jardin d’un côté et les cours de service de l’autre, produisant l’impression d’un petit château, semble suffisamment prestigieux à Mercy, et digne du rang et de la fortune du diplomate.

Plan du 1er étage de l'hôtel de Mercy-Argenteau en 1777

Plan du 1er étage de l'hôtel de Mercy-Argenteau en 1777 où l'on peut voir la terrasse et le jardin à gauche et les communs à droite, tous aujourd'hui disparus.

Il va donner des consignes très précises à l’architecte pour la distribution intérieure de l’hôtel. Le rez-de-chaussée sera dévolu aux services : cuisine, différents offices tandis que les écuries et les neuf remises à carrosses, bruyantes et malodorantes, seront rejetées sur le côté droit.

Un vestibule couvert, décoré de colonnes et de niches, permet aux visiteurs de descendre de carrosse à l’abri des intempéries. Ils sont ensuite dirigés, à travers un second vestibule et un portique, également décoré à l’antique, vers le grand escalier, qui ne dessert, dans un esprit d’ostentation, que le premier étage.

Le grand salon

Le grand salon, avec en enfilade au XVIIIᵉ siècle la salle du dais
photo Tristan Nitot CC By-SA 4.0 sur Wikimedia Commons

L’habitation proprement dite se trouve au premier étage. L’appartement comporte plusieurs pièces de parade, comme il sied à un personnage de cette importance : deux antichambres, un grand salon et une salle à manger. À côté de la salle à manger, le buffet, petite pièce servant à découper les viandes, communique avec la cuisine par un escalier de service. L’ambassadeur reçoit ses hôtes officiels dans la salle du dais, ornée du portrait de l’impératrice, et que prolonge un cabinet de travail. L’unique chambre à coucher, à alcôve, ouvre de plain-pied sur la terrasse ; à côté : la bibliothèque et les lieux privés. Le deuxième étage est réservé au logement du personnel d’ambassade et des domestiques.

< Jean-Joseph de Laborde et son architecte Firmin Perlin La Révolution >

Légende : intérêt pour notre sujet

⭐️ intérêt de la source historique
📷 intérêt des photographies
🖼 intérêt des peintures ou dessins

⭐️⭐️⭐️ 9ᵉ Histoire – Hôtel de Mercy-Argenteau – A. Boutillon 2014

Wikipédia :

📷 Ancien hôtel de Mercy-Argenteau – Base Mérimée – ministère de la Culture

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